Encore et encore ce dilemne fatal se rapproche, ce jour final s'amorce
Encore et encore ces angoisses quand le téléphone sonne
Encore et encore ces larmes, cette souffrance
Encore et encore et pourtant rien a réellement commencé, rien est réellement fini.
On nous annonce une fin de plus en plus imminente
Une fin qui nous angoisse, que l'on rejette et qui pourtant serait plus sage
Parce qu'on t'aime trop, on voudrait te garder pour toujours à nos côtés
Mais parce qu'on t'aime trop, on doit te laisser t'en aller
Te libérer.
Libérer ton corps de ses souffrances, libérer ton âme de sa prison
Que peut-on encore attendre quand tu ne parles plus, ne marches plus, ne vois plus, n'entends plus
Que peut-on encore attendre quand tu ne te souviens plus de qui nous sommes, ni de qui tu es?
On se voile la face, on te veut à nous, et je suis pareille
Je n'ai pas envie de me retrouver devant ta tombe
Pourtant tu as 88 ans, tu as beaucoup vécu et beaucoup souffert
Et un jour qu'on le veuille ou non, on sera là devant toi pour te dire au revoir
Alors ne faudrait-il pas avoir la sagesse de te libérer de tes souffrances.
A ta manière tu refuses de manger en refusant d'ouvrir la bouche
N'est-ce pas un signe que tu nous lance
Un appel au secours pour nous demander de te laisser t'en aller?
Est-ce utile que l'on s'acharne?
Ce n'est pas moi qui décide mais je commence à penser que tout faire pour garder ton coeur en vit est un acte égoïste.
Parce qu'on t'aime on devrait te laisser t'en aller petit à petit et libérer ton corps de ses potentiels souffrances
car si tu souffres tu ne peux rien dire et personne ne sait où tu souffres.
Alors comme le dis la chanson et aussi mal que ça me fasse de dire ça "va où tu veux"